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“En aventurière du froid, la beauté de ce dernier s’est inscrite en elle. Camille sait la retranscrire avec légèreté et profondeur, textes et photographies justes. Comme irriguées par l’eau de fonte ses aquarelles en disent long sur les pierres : matérialisations des temps premiers de la géologie, poétisés.
L’art de Camille doit tenir de l’effet provoqué par les espaces purs tels que l’Islande ou la montagne. Les Élémentaux ici s’agitent devant la joie de raconter leurs histoires sous ses mains expertes et son esprit ouvert. Elle perçoit le monde grâce aux vibrations du Vivant. Ses expériences sont soutenues par une littérature infiniment riche : Morizot, Martin, Despret, Pincola Estes… qui lui fait atteindre une excellence artistique, pointue et pleine d’espoir. Il est sûr que ce qui peut réparer les “choses”, c’est l’amour de ce qui nous entoure et de qui nous sommes. Grâce à Camille, ce sauvetage semble possible. Elle se/nous en donne les moyens.”

Éva Marty Sidibé, Commissaire d’exposition, fondatrice de l’Espace INUA (Doubs)


“Camille capture l'âme de la nature de manière intime et saisissante. La découverte de son travail m'a profondément touché. Nous partageons cet amour de la forêt et de la montagne, mais elle a en plus le don de rendre visible l'invisible. Ses œuvres m'apparaissent comme une quête pour saisir quelque chose de plus grand, de plus puissant, que les yeux ne peuvent pas saisir au premier regard : elle donne vie. 
Par ses photos, ses récits, ses dessins ou ses peintures, elle éveille nos sens à des sensations profondes, parfois mystiques nous permettant de mieux prendre conscience que l'extraordinaire est dans chaque chose de l'environnement qui nous entoure. Pour autant, elle ne se contente pas de nous livrer une image idéalisée et majestueuse de la nature, elle nous emmène aussi sur un terrain rude, parfois implacable, où la force de la terre et des éléments se manifeste. C’est dans cette dualité, entre beauté et dureté, qu'elle nous montre et nous raconte sa vision de la nature non seulement dans ses aspects les plus sereins et poétiques, mais aussi dans une dimension plus brute et véritable, dans la confrontation avec les éléments. La fille de la forêt fait prendre vie aux pierres, aux glaciers, aux arbres, comme s'ils avaient une histoire à raconter. Elle nous fait voir qu'ils ne sont pas de simples éléments d'un paysage, mais des composantes à part entière d'un univers plus vaste et presque magique. Elle parvient à insuffler dans ses œuvres ce petit quelque chose qui nous reconnecte à l’essentiel, à ce qui est pur et intemporel. Je suis reconnaissante et je remercie Camille de m'avoir fait découvrir son travail. Il résonne beaucoup en moi.”
Marie Lambert, coordinatrice territoriale (Doubs)

“Qu’elle se déplace à skis au cœur d’une terre boréale ou bien qu’elle crée dans la chaleur intimiste de son chalet du Massif Jurassien, Camille aborde son art avec la même passion et le même dévouement que lorsqu’elle se confronte à la Nature qu’elle aime tant. Sa récolte ou sa cueillette l’amène ensuite à transformer et mettre en valeur les différents fragments de notre monde. Au moyen d’une incroyable polyvalence artistique (peinture, photographie, aérographie ou encore captation sonore), cette Enfant de la Forêt restitue ensuite des créations originales qui sont de vrais récits artistiques à part entière ; où l’aspect organique se mêle à la dimension spirituelle, donnant ainsi un aperçu de la richesse des influences de cette exploratrice du Vivant.”

Damien Maire, rédacteur artistique et chroniqueur (Drôme)

“Camille, artiste hybride, à l'instar d'un Conrad ou d'un Hemingway, engage son corps dans le froid et le relief. Ce que certain.es nommeraient paysage n'en n'est pas un pour Camille. C'est la vie même, tissée de communications et de présences à peine compréhensibles. Alors, elle continue en ethnographe, elle interroge tout et tout le monde, tous les mondes. Camille est impeccablement structurée, pour une exploratrice des grandement basses températures, des roches et des grands espaces, il ne peut en être autrement. Sa quête n'est pas l'adrénaline du danger. Dans notre occident terriblement, stérilement car uniquement cartésien, son approche (si j'ose dire tant elle est investit corps et âme), nous rapproche d'un futur du sensible.”
Éva Marty Sidibé, Commissaire d’exposition, fondatrice de l’Espace INUA (Doubs)